Commotion cérébrale au football : reconnaître et réagir
Signes d’alerte, conduite à tenir sur le terrain, retour progressif : ce que tout éducateur et dirigeant doit savoir sur la commotion cérébrale.

Un choc tête contre tête, une chute, un ballon reçu violemment : la commotion cérébrale existe aussi en football amateur, y compris chez les jeunes. Elle passe souvent inaperçue. La règle à retenir tient en une phrase : en cas de doute, le joueur sort et ne revient pas.
Qu’est-ce qu’une commotion ?
C’est une perturbation temporaire du fonctionnement du cerveau après un choc direct ou indirect. Elle ne s’accompagne pas forcément d’une perte de connaissance, et les signes peuvent apparaître plusieurs heures après.
Les signes d’alerte
Ce que l’on observe
- Perte de connaissance, même brève.
- Joueur au sol sans bouger, lent à se relever.
- Démarche instable, perte d’équilibre.
- Regard vide, confusion, désorientation.
- Comportement inhabituel.
Ce que le joueur ressent
- Maux de tête, pression dans la tête.
- Vertiges, nausées.
- Vision trouble, sensibilité à la lumière ou au bruit.
- Sensation d’être « dans le brouillard ».
- Difficultés de concentration ou de mémoire.
Sur le terrain : la conduite à tenir
- Arrêter le jeu et approcher le joueur sans le déplacer brutalement.
- Si perte de connaissance, douleur au cou, aggravation rapide, vomissements répétés ou convulsions : appeler les secours (15 ou 112).
- Sinon, sortir le joueur et ne pas le faire revenir dans le match, même s’il se sent mieux.
- Ne pas le laisser seul, ni repartir seul en voiture.
- Prévenir la famille et recommander une consultation médicale.
Le retour progressif
Le retour au jeu se fait par étapes, après avis médical : repos relatif, reprise des activités quotidiennes, activité physique légère, entraînement sans contact, entraînement complet, puis match. Chaque étape ne doit provoquer aucun symptôme. Chez les jeunes, la prudence doit être encore plus grande.
Ce que le club peut mettre en place
| Action | Pourquoi |
|---|---|
| Former les éducateurs aux signes | Reconnaître vite |
| Afficher la conduite à tenir au bord du terrain | Agir sans hésiter |
| Noter chaque choc dans le registre des blessures | Suivre les antécédents |
| Informer les familles | Surveiller les symptômes à la maison |
FAQ
Le joueur peut-il revenir s’il dit qu’il va bien ?
Non. En cas de suspicion de commotion, il ne revient pas dans le match, quelle que soit l’importance de la rencontre.
Faut-il passer un scanner ?
C’est au médecin d’en décider selon les signes. La consultation médicale est indispensable en cas de suspicion.
Les jeunes sont-ils plus fragiles ?
Ils récupèrent souvent plus lentement : leur retour au jeu doit être particulièrement prudent.
Gérez votre club comme un pro, dès cette semaine.
CircleXI réunit effectif, matchs, convocations, médical, recrutement et finances. Gratuit pour commencer, prêt en quelques minutes.
Créer mon club gratuitement

